J’ai couru la SaintExpress 2025 : le récit de mon chemin de croix

Chaque année, je m’inscris à un trail qui me challenge, une distance que je n’ai jamais réalisée ou simplement une course mythique que j’ai envie de découvrir. Ce fut le cas en 2025 lorsque j’ai pris mon dossard pour la SaintExpress. À ce moment, je n’avais jamais fait de course qui dépassait les 21 kilomètres (j’ai fait 23 sur un trail de 18 km après m’être perdu, mais ça ne compte pas), et les 45 bornes que comptait la SaintExpress représentaient un sacré défi, surtout de nuit et en plein hiver. Je pensais être un bon coureur, j’espérais secrètement finir en moins de 4h30, et j’envisageais de m’entraîner sérieusement pour y arriver.

Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu. Voici le récit de ma SaintExpress 2025, de la préparation au passage de la ligne d’arrivée.

Ma préparation et mes appréhensions avant le départ

Après un printemps passé à m’entraîner sur 10 kilomètres route avec un bon volume (50 km par semaine en moyenne), l’été a été moins fructueux. En raison d’une charge de travail élevée au boulot, j’avais peu de temps pour m’adonner à la course à pied, c’est pourquoi, entre juin et août, j’ai majoritairement entraîné ma VMA (souvent avec des 10 x 1′-1′, séance rapide et qualitative), en complétant avec des endurances fondamentales courues tranquilles pour maintenir un volume de 20-30 kilomètres par semaine, histoire de préserver mon niveau.

Ma préparation pour la SaintExpress a réellement commencé avec… une randonnée. Eh oui, le trail, ce n’est pas que courir, c’est aussi marcher, même si je n’envisageais pas de marcher pendant la course (initialement — on verra que j’ai bien fait de m’y entraîner par la suite). Une fois le tour du Beaufortain expédié en 5 jours, j’ai pris quelques jours de repos avant de commencer mon entraînement, qui consistait à faire une séance de côtes, une sortie longue, et deux à trois endurances fondamentales par semaine. De plus, j’ai fait 2 week-ends chocs pour habituer mon corps à courir sur de longues distances sur terrain vallonné.

Le jour de la course, après une (trop longue) balade pour visiter Lyon et récupérer le dossard, nous nous sommes rendus au point de départ de la navette. La nuit était déjà tombée, mais la température restait acceptable, loin des éditions enneigées dont on m’avait tant parlé. Une fois embarqués dans la navette après une bonne demi-heure (si ce n’est plus) d’attente, nous sommes partis vers Sainte-Catherine où nous sommes arrivés après 45 minutes de route au chaud dans le bus.

En tant qu’ancien militaire, j’avais presque l’impression de partir en mission, avec l’attente dehors dans le froid, de nuit, puis le trajet en bus. La sortie du car en pleine nuit hivernale n’a rien arrangé à cette sensation. Moi qui étais habitué à des départs de course matinaux sous un léger soleil qui réchauffe la peau, j’ai été sorti de ma zone de confort par le froid (bien qu’il ait fait bien moins froid que les années précédentes) et par l’heure tardive. Une fois sur la ligne de départ, au milieu de la nuit (en hiver, 23h semble vraiment le milieu de la nuit), il me tardait de partir, même si l’ambiance était excellente, grâce au DJ dont la musique nous redonnait la flamme.

Ma tenue et mon matériel pour une course de nuit

Ma tenue et mon matériel pour une course de nuit

Qui dit course de nuit, dit matériel spécifique. Je ne suis pas spécialement frileux, et ma décision de partir en short, prise au dernier moment en voyant la météo, a été excellente. Les températures étant assez clémentes pour la saison, j’aurais probablement eu trop chaud si j’avais mis un cuissard long. Même si l’attente a été un peu fraîche, une fois parti je ne sentais plus le froid. En revanche, j’ai bien fait de mettre un tee-shirt manches longues thermique en dessous de mon t-shirt de course, sinon j’aurais été gelé pendant l’attente.

Pour la partie alimentation, j’ai pris un sac d’hydratation avec deux flasques de 500 mL que j’ai remplies à plusieurs reprises sur le parcours et des compotes de pommes dont je comptais me nourrir toute la course (mauvaise idée !). Je m’étais un peu entraîné à manger des compotes pendant mon entraînement, et je pensais qu’il suffirait d’en manger une ou deux par heure. Spoiler alert : c’est insuffisant et j’ai fait une grosse fringale mêlée à des difficultés digestives après une quinzaine de kilomètres. Ayant l’estomac assez fragile, ma tentative de rattraper mon retard de nutrition en me goinfrant lors du ravito n’a fait qu’aggraver mes problèmes et j’ai fait une bonne partie de la course avec une sensation de ballonnement qui m’empêchait de courir.

Pour m’éclairer, j’ai utilisé la lampe frontale HL900 de Decathlon (voir mon retour d’expérience, j’y ai dédié un article), dont je suis très satisfait. L’autonomie était parfaite, et elle éclairait très bien. J’éclairais avec un faisceau moyen la plupart du temps, et je passais en faisceau fort lors des parties techniques. Concernant la lampe de secours (que je recommande d’emmener, si ce n’est pas déjà obligatoire), j’ai simplement pris une lampe frontale premier prix qui me permettrait de voir un minimum si ma lampe principale cassait.

Le seul élément matériel que je changerais si j’avais à refaire, ce sont les chaussures. Je portais des Kiprun Racelight, qui sont d’excellentes chaussures, mais pas vraiment adaptées à cette distance, ni à ce terrain. J’adore les utiliser sur trail court sur terrain légèrement vallonné, mais en montagne j’ai systématiquement des ampoules suite aux descentes. Et c’est ce qui m’est arrivé dès la première partie de parcours, rendant la tâche encore plus difficile qu’elle ne l’était. J’ai depuis refait des trails, cette fois avec des Salomon Genesis, et bien qu’elles soient moins faites pour la vitesse pure, elles sont bien plus confortables. Je n’ai eu aucune ampoule avec celles-ci au moment où j’écris ces lignes, et je les utiliserais sans hésiter si j’avais à refaire la SaintExpress (ou la SaintéLyon).

Le parcours de la SaintExpress : ce que j’ai vécu entre Sainte-Catherine et Lyon

À première vue, le parcours de la SaintExpress semble plutôt roulant. Sur les 45 kilomètres que compte le tracé, il n’y a que 900 mètres de dénivelé positif, ce qui est assez peu compte tenu de la distance, même si la majeure partie de ce D+ est concentrée dans la première partie du parcours. Mais en réalité, il y a un élément que personne ne regarde, mais qui est primordial sur un tracé qui part d’un point A pour arriver à un point B, ce sont les descentes. Le dénivelé négatif est bien plus élevé que le D+ avec 1 400 mètres. C’est beaucoup quand on ne s’y est pas entraîné, et j’en ai rapidement fait les frais.

Le départ et les premiers kilomètres

Au coup de feu annonçant le départ de la course, je me suis contenté de rester au milieu de la masse de gens qui m’entourait pendant quelques centaines de mètres, avant de me mettre à mon rythme. Sauf que, soudainement, l’envie d’uriner qui montait depuis plusieurs dizaines de minutes est devenue intenable. Je me suis alors mis à regarder autour de moi à la recherche d’un endroit approprié, que j’ai trouvé assez rapidement. J’ai rarement autant béni le fait d’être un homme, je n’ai pas eu besoin de trop m’éloigner ni d’aller dans la forêt pour ça, et je n’ai perdu qu’une minute ou deux. Je me suis alors mis à redépasser les personnes que j’avais déjà dépassées une fois et j’ai repris mon rythme de course.

Dans les premières montées, tout allait bien. Sur les plus raides, je marchais, tandis que sur les plus roulantes j’avais les jambes pour les courir. Tout comme les descentes que je courais assez vite. L’ambiance était géniale, chaque village ou hameau traversé était rempli de spectateurs qui nous encourageaient. Cela donnait du baume au cœur et me réveillait un peu en cette heure tardive où je suis habituellement au chaud dans mon lit.

La nuit en forêt et le défilé des frontales

Les 15 premiers kilomètres de la SaintExpress sont très agréables. Bien que l’on ne voit pas grand-chose du paysage dans le noir, le défilé de lampes frontales qui serpente à travers les monts du Lyonnais apparaît sous nos yeux quand on prend un peu de hauteur, et c’est magnifique. La sensation d’être en pleine nature au milieu de la nuit, éclairé par sa seule lampe frontale, relève presque du mystique : c’est l’image que l’on voit habituellement des coureurs de l’UTMB qui bravent la nuit à toute allure pour terminer cette course mythique. On a l’impression de faire quelque chose d’unique en son genre dans ces moments-là. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de braver le froid et la nuit pour aller courir en pleine nature dans notre société où nous recherchons constamment le confort. J’en garde un souvenir impérissable.

Côté physique en revanche, kilomètre après kilomètre, mon corps commençait à me poser de petits soucis, et ce ne sont pas les 3 pauses pipi que j’ai faites dans les deux premières heures de course dont je parle, mais bien les jambes et les pieds qui commençaient à souffrir plus qu’à l’accoutumée.

Le moment le plus dur : ampoules, fringale et jambes cassées

Dès le 15e kilomètre, j’avais l’impression d’avoir constamment des cailloux dans mes chaussures. Je me suis d’abord arrêté une fois pour les enlever et les retourner, puis je suis reparti. Quelques minutes plus tard, rebelote, je me suis à nouveau arrêté, j’ai enlevé chaussures et chaussettes cette fois-ci, et là je me suis aperçu qu’il ne s’agissait pas de cailloux mais de frottements qui m’avaient déjà causé de belles ampoules avant même d’avoir fait le tiers de la course. J’ai alors été contraint de ralentir un peu dans les descentes que je faisais jusque là à toute vitesse. Et en quelques kilomètres, après beaucoup de D- encaissé, se sont ajoutées aux ampoules des douleurs intenses dans les jambes. Je ne le savais pas encore, mais musculairement j’étais déjà en bout de course. Être capable de courir vite sur le plat, et être capable de finir un trail, ce n’est pas la même chose, et j’étais sur le point d’apprendre ça à la dure. Le calvaire commençait.

Je suis arrivé au kilomètre 25 en m’accrochant à la foulée de l’ami avec qui je courais. Mes douleurs musculaires étaient déjà très intenses et je devais forcer pour avancer à un rythme plus lent que mon endurance fondamentale. Les ampoules quant à elles étaient ma principale douleur, je serais contraint de marcher chaque descente jusqu’à l’arrivée, mes pieds étaient déjà en sang…

Le ravito du 25e kilomètre m’a permis de manger, ce que je n’avais quasiment pas fait depuis le départ. Je n’avais mangé que 2 compotes de pommes (12 g de glucides chacune) en 25 bornes, c’était trop peu et je commençais à le ressentir. Sur le buffet, tout y est passé. Jambon, bonbons, chocolat, j’ai ingurgité tout le sucre que j’ai pu pour retrouver de l’énergie, mais c’était peine perdue. À mes douleurs déjà présentes s’est ajouté un ballonnement qui m’a contraint à marcher après le ravito. Je n’ai quasiment plus couru jusqu’à la ligne d’arrivée, la multiplication des problèmes physiques m’ayant plombé le moral. Je n’avais plus qu’une envie, finir la course, quel que soit mon temps à l’arrivée : mon objectif ambitieux de finir en moins de 4h30 tombait définitivement à l’eau, le sub-5 heures aussi.

L’entrée dans Lyon et l’arrivée à la Halle Tony-Garnier

Un pas après l’autre, j’avançais à faible vitesse jusqu’à l’entrée dans Lyon, où le premier de la SaintéLyon m’a dépassé. Sylvain Cachard, parti 20 minutes après moi, m’a rattrapé 35 kilomètres plus loin. J’ai été fasciné par la performance que cela représente, le haut niveau c’est un autre monde. J’ai attendu le dernier kilomètre pour me remettre à courir péniblement avant la délivrance de la ligne d’arrivée, que j’ai passée juste derrière le 3e de la SaintéLyon, après 6 heures 1 minute et 14 secondes d’effort.

Épuisé, je me suis allongé par terre dans la Halle Tony-Garnier, lieu de l’arrivée de la course, et je me suis littéralement endormi en quelques secondes, avant de me réveiller une demi-heure plus tard pour l’arrivée du dernier membre de notre petit groupe d’amis.

J’ai faibli, j’ai souffert, mais je n’ai pas cédé. Le temps est anecdotique, je suis juste fier d’avoir terminé la course. Même si cela semble être la norme quand on regarde les réseaux sociaux, les algorithmes nous laissant croire que tout le monde fait de l’ultra ou qu’un marathon est facile d’accès, en réalité peu de gens sont capables de courir 45 kilomètres. Qui plus est de nuit et en hiver, et je fais désormais partie de ces personnes-là. La SaintExpress m’a fait souffrir, mais la fin n’en a été que plus belle. Une chose est sûre : je reviendrai.

Ce que je conseillerais à qui veut se lancer sur la SaintExpress

Je ne vais pas te faire la leçon : j’ai commis à peu près toutes les erreurs possibles sur cette course. Autant qu’elles te servent à quelque chose. Voici les cinq conseils que je me donnerais si je pouvais revenir à la ligne de départ de Sainte-Catherine.

1. Entraîne-toi à manger en courant, pas seulement à courir. Les problèmes gastriques sont la première cause d’abandon en trail, et je suis passé tout près d’en faire partie. Deux compotes en 25 kilomètres, c’est ridicule : ton estomac doit apprendre à digérer en mouvement, et ça se travaille exactement comme le reste. Teste ta nutrition sur chaque sortie longue, avec les produits que tu emporteras le jour J, et surtout : ne mange jamais en course quelque chose que tu n’es pas sûr de digérer. Se goinfrer au ravito pour rattraper son retard, comme je l’ai fait au 25e, ne rattrape rien du tout.

2. Travaille tes descentes autant que tes montées. C’est l’erreur qui m’a coûté ma course. Je regardais le D+ et je le trouvais raisonnable ; je n’ai jamais regardé les 1 400 mètres de D-. Or c’est la descente qui détruit les cuisses, et ça ne s’improvise pas : sans travail spécifique en amont, tes jambes seront en bout de course bien avant l’arrivée. Intègre des descentes soutenues à ton entraînement plusieurs semaines avant la course, pas seulement des côtes.

3. Teste ton matériel en conditions réelles, à commencer par tes chaussures. Mes Kiprun Racelight sont d’excellentes chaussures, mais je savais qu’elles me donnaient des ampoules sur terrain descendant. J’ai quand même pris le départ avec. Résultat : les pieds en sang au tiers de la course, et l’obligation de marcher chaque descente jusqu’à Lyon. Une chaussure parfaite sur 20 kilomètres roulants ne l’est pas forcément sur 45 kilomètres cassants — la seule façon de le savoir, c’est de l’avoir déjà usée sur ce type de terrain. Même logique pour le sac, les flasques et la lampe frontale : rien de neuf le jour de la course.

4. Regarde la météo avant de choisir ta tenue. Sur une course de nuit en novembre, l’écart est énorme d’une édition à l’autre : certaines se courent sous la neige, la mienne était clémente. Partir en short avec un manches longues thermique sous le t-shirt a été mon meilleur choix de la journée — un cuissard long m’aurait cuit au bout de dix kilomètres. Habille-toi pour la course, pas pour l’attente au départ : prévois une couche jetable ou un vêtement chaud à laisser dans le sac d’allègement, tu passeras facilement une heure debout dans le froid avant le coup de feu.

5. Ne pars surtout pas trop vite. Il y a 45 kilomètres devant toi, et l’ambiance du départ, le DJ et la masse de coureurs poussent à démarrer bien au-dessus de son allure. Courir vite sur le plat et finir un trail de 45 bornes, ce sont deux compétences différentes — je l’ai appris à la dure vers le 20e kilomètre. Pars sur une allure qui te semble presque trop lente pendant la première heure : c’est le seul moment de la course où tu peux encore économiser quelque chose.

Si tu débutes complètement et que la SaintExpress te semble hors de portée pour l’instant, commence par débuter le trail et par structurer tes séances d’entraînement — le reste viendra.

En résumé

La SaintExpress ne m’a rien donné de ce que j’étais venu chercher. Pas de sub-4h30, pas de course maîtrisée, pas de démonstration. Elle m’a donné autre chose : la certitude qu’on peut continuer à avancer largement après le moment où on pensait s’arrêter, et une liste d’erreurs que je ne referai plus. C’est probablement la course qui m’a le plus appris, précisément parce qu’elle s’est mal passée.

Si tu envisages de te lancer, retiens les trois choses qui m’ont coûté le plus cher : la nutrition, les descentes et les chaussures. Le froid et la nuit, eux, ne sont pas le vrai problème — ils sont même ce qui rend cette course inoubliable. Pour l’équipement, tu peux commencer par mon retour d’expérience sur la lampe frontale que j’ai utilisée cette nuit-là, et si le trail est encore tout neuf pour toi, tout part de ce guide pour débuter.

Je reviendrai sur la ligne de départ, mieux préparé cette fois. Si tu veux suivre cette préparation et recevoir mes retours de terrain sans filtre, rejoins la newsletter « Progresse. Explore. Recommence. » — c’est là que je raconte ce qui marche, et surtout ce qui ne marche pas.

FAQ — Questions fréquentes sur la SaintExpress

Quelle est la distance de la SaintExpress ?

La SaintExpress fait environ 45 kilomètres, pour 900 mètres de dénivelé positif et 1 400 mètres de dénivelé négatif, entre Sainte-Catherine et Lyon à travers les monts du Lyonnais. Retiens surtout le second chiffre : c’est une course qui descend bien plus qu’elle ne monte, et c’est ce qui la rend beaucoup plus exigeante que son profil ne le laisse croire.

Quand a lieu la SaintExpress et à quelle heure part-on ?

Elle se court fin novembre, de nuit, en même temps que la SaintéLyon dont elle partage la seconde moitié de parcours. Le départ est donné aux alentours de 23 h depuis Sainte-Catherine, après un transfert en navette depuis Lyon : compte largement deux à trois heures entre le moment où tu quittes la ville et le coup de feu, dont une bonne partie debout dehors dans le froid.

Combien de temps faut-il pour finir la SaintExpress ?

Tout dépend de ton niveau et de ton état le jour J. J’ai mis 6 heures, 1 minute et 14 secondes, en ayant marché une grande partie de la seconde moitié à cause des ampoules et des jambes. Ne te base pas sur ton allure route pour estimer ton temps : la nuit, le froid, la fatigue et surtout le dénivelé négatif te feront perdre bien plus de temps que tu ne l’imagines. Le dernier participant a mis plus de 11 heures (là aussi, une sacrée performance compte tenu de ce qu’il a dû endurer).

Faut-il de l’expérience pour se lancer sur la SaintExpress ?

Pas autant qu’on le croit, mais plus que ce que j’avais. Avant elle, ma plus longue course faisait 21 kilomètres, et je l’ai terminée — mais en souffrant énormément et sans jamais m’approcher de mon objectif. L’idéal avant de prendre un dossard : avoir déjà couru un trail de 20 à 25 kilomètres, être capable de tenir 3 à 4 heures d’effort, avoir fait au moins deux ou trois sorties de nuit à l’entraînement, et avoir travaillé les descentes. Le reste, c’est de la gestion.

Quel matériel faut-il prévoir pour la SaintExpress ?

Une lampe frontale principale avec assez d’autonomie pour toute la course, une lampe de secours, une réserve d’eau, ton gobelet, un téléphone chargé, une couverture de survie et une veste adaptée au froid de novembre. Le règlement officiel de l’édition fait foi et évolue d’une année à l’autre : vérifie la liste exacte du matériel obligatoire avant de boucler ton sac.

SaintExpress ou SaintéLyon : laquelle choisir pour une première course de nuit ?

La SaintExpress, sans hésiter. Elle emprunte la seconde moitié du parcours de la SaintéLyon, avec la même ambiance, le même défilé de frontales et la même arrivée à la Halle Tony-Garnier, mais sur 45 kilomètres au lieu de 80. C’est le meilleur moyen de découvrir la course de nuit et de savoir si tu veux revenir pour le format long — moi, j’ai eu ma réponse en franchissant la ligne.

Évite les 5 erreurs qui m'ont coûté trois ans

Trois ans de blessures évitables, de plans d’entraînement trop ambitieux et de matériel mal choisi, résumés en quelques pages — pour que tu gagnes le temps que j’ai perdu.

🔒100% gratuit. ✉️ Pas de spam. 🚫 Désinscription en 1 clic.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez aussi